FAIRE FACE : publié le 29 octobre 2026 par Isabelle Veloso Vieira

L’étude Cognisep publiée en août dernier révèle un faible niveau de prise en charge des troubles cognitifs chez les personnes touchées par la sclérose en plaques. Pourtant, ils concernent une grande majorité de patients et peuvent être réversibles lorsqu’ils sont traités par de la rééducation cognitive.

Au cours d’une conversation, Alain bute sur certains mots. Ils sont là, sur le bout de sa langue mais ne sortent pas. « Le plus gênant, c’est quand j’oublie le prénom de quelqu’un ». Diagnostiqué d’une sclérose en plaques en 2008, cet ancien développeur en informatique de 59 ans habitant dans les Bouches-du-Rhône souffre de troubles cognitifs. Comme 83 % des personnes atteintes de cette maladie inflammatoire du système nerveux central ayant participé à l’étude Cognisep, publiée en août 2026 et menée par le Centre de recherche en psychologie et neurosciences de Marseille

Plusieurs fonctions peuvent être altérées chez les patients : l’attention, les mémoires, le langage et les fonctions dites exécutives. « Ces dernières regroupent notamment l’inhibition, soit la capacité à se concentrer sur une tâche en faisant abstraction du reste, la flexibilité qui permet de passer d’une tâche à une autre, le processus de mise à jour des informations », décrit le Dr Delphine Lamargue, spécialisée en neurosciences, orthophoniste et chercheuse à l’Université de Bordeaux. « Par ailleurs, le ralentissement de la vitesse de traitement de l’information apparaît être un déficit cognitif central chez les personnes ayant une Sep. »

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